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l'échappement
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la réserve de marche / le dynamographe
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réveil au poignet

introduction
Ce site est destiné à un large public curieux de comprendre le fonctionnement d'une montre mécanique de qualité, objet unique issu des exploits répétés des maîtres horlogers depuis plus de 300 ans.

Avec le soutien de maisons prestigieuses, zVisuel a développé douze animations de mécanique horlogère présentées avec la technologie Cult3D interactive; elles sont accompagnées d'informations rédigées par des spécialistes et des historiens, qui éclairent le chemin parcouru et jalonnent l'extraordinaire développement de la culture horlogère.

introduction
Chaque animation sera accompagnée d'une information rédigée par des spécialistes et des historiens, qui éclaireront le chemin parcouru et jalonneront l'extraordinaire développement de la culture horlogère.
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montres passion

zVisuel SA
le remontage manuel
Une énergie propre
renouvelable et inépuisable



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Montres-Passion
le remontage manuel
Une énergie propre
renouvelable et inépuisable
Il faut de l'énergie pour faire tourner les aiguilles d'une horloge. Celles des tours du Moyen Age étaient animées par un système de poids, utilisant ainsi l'attraction terrestre.

Le ressort a pris le relais dès le XVe siècle : une lame métallique enroulée sur elle-même et logée dans un tambour équipé d'une roue dentée, le barillet. Les horloges étaient devenues transportables, portatives.
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le remontage manuel
Une énergie propre
renouvelable et inépuisable
Les montres de poche, puis les montres-bracelets ont été dotées de ce même type d'organes moteur, avec au fil du temps une série de perfectionnements marquants.

Des progrès considérables ont été réalisés dans le domaine des aciers, des alliages, pour limiter et quasi supprimer la casse des ressorts soumis à de fortes contraintes.

Pour remonter le barillet, on a longtemps utilisé une clé à manivelle, puis une clé à tube, qu'on introduisait perpendiculairement en ouvrant le couvercle de la montre.
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le remontage manuel
Une énergie propre
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Pour régler les aiguilles, on devait ouvrir le boîtier. Une formule de remontage par la lunette tournante eut son heure de gloire.

La première montre à remontoir à couronne est due à la maison Louis Audemars en 1838. L'Anglais Thomas Prest avait donné l'impulsion dès 1820, Patek et Czapek apportèrent leur contribution. Adrien Philippe et Charles Antoine LeCoultre transformèrent l'essai à la fin des années 1840.
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le remontage manuel
Une énergie propre
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Le premier déposa un brevet pour un remontoir au pendant pour la mise à l'heure, le second y associant le remontage du mécanisme.

Aujourd'hui placée à 3h, la couronne du remontoir des montres-bracelets est généralement utilisée pour armer le ressort, régler la montre et changer la date.
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le remontage manuel
Une énergie propre
renouvelable et inépuisable
Promenez le pointeur à l'aide de la souris dans l'animation 3D. Chaque fois qu'une petite main apparaît, cliquez et découvrez ! Par exemple:
Cliquez sur le remontoir à plusieurs reprises pour remonter la montre. Remontée à fond, une montre mécanique simple peut fonctionner entre 36 et 40 heures. L'énergie nécessaire est emmagasinée dans la mise sous tension du ressort en acier, véritable moteur de la montre mécanique.
Cliquez sur la roue de centre pour libérer cette énergie mécanique.
l'échappement
Le coeur de la
montre mécanique

cette animation contient de l'audio.



Elle vous est offerte par:
F.P. Journe
Invenit et Fecit
l'échappement
Le coeur de la
montre mécanique
L'énergie fournie par le moteur de la montre, le barillet, doit être maîtrisée, contrôlée, distribuée au compte-gouttes et à un rythme correspondant à l'écoulement réel du temps, à sa mesure exacte. Le découpage précis est l'affaire de l'organe réglant, l'oscillateur - pendule ou balancier. Pour fonctionner de manière régulière et continue, celui-ci a besoin d'énergie. Elle lui est fournie au fur et à mesure par un mécanisme particulier : l'échappement.
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l'échappement
Le coeur de la
montre mécanique
Du barillet à l'échappement, l'énergie du moteur est transmise par une série de roues et de pignons, chaque mobile tournant plus vite que le précédent. Cette démultiplication fractionne la force en unités toujours plus petites.

A l'extrémité du rouage, l'échappement dit à ancre suisse, le plus utilisé aujourd'hui dans les montres-bracelets, est composé d'une roue d'ancre et d'une pièce en forme d'ancre munie de deux palettes en rubis, d'une tige et d'une fourchette.
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l'échappement
Le coeur de la
montre mécanique
La roue d'échappement est bloquée à tour de rôle par l'une des palettes et libérée à chaque oscillation du régulateur, via la fourchette et l'ellipse du balancier. Dans le même temps, l'ancre entretient le mouvement de l'oscillateur.

Véritable cur de la montre, l'oscillateur est aujourd'hui le couple balancier-spiral, soit un volant associé à un fin ressort qui le ramène à sa position d'équilibre. A chaque passage ou alternance, le balancier laisse avancer une dent de l'échappement, via la fourchette et l'ancre.
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l'échappement
Le coeur de la
montre mécanique
Tic-tac, tic-tac. Le nombre usuel d'alternances est de 21600, 28800, voire 36000 par heure. Réalisé dans un alliage spécial, le spiral est fourni exclusivement par Nivarox (Swatch Group). Son réglage exige beaucoup de doigté et constitue un métier en soi.

D'innombrables systèmes d'échappement ont été imaginés et réalisés par les horlogers depuis l'apparition au XVe siècle de l'échappement à roue de rencontre ou à verge.
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l'échappement
Le coeur de la
montre mécanique
Les horloges mécaniques furent dotées d'échappement à pirouette, à ancre à recul, puis à ancre sans recul. En 1695, le grand maître anglais Thomas Tampion invente l'échappement à cylindre, tandis que son collègue George Graham développe l'échappement à repos (1720). En 1750, Thomas Mudge propose le premier échappement libre à ancre. Georges A. Leschot conçoit à Genève en 1830 l'échappement à ancre suisse que son élève Antoine Léchaud va fabriquer en quantités industrielles.
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l'échappement
Le coeur de la
montre mécanique
L'échappement à cheville qu'avait réalisé en 1798 L. Perron de Besançon a été adapté par Georges- Frédéric Roskopf à son invention de la Prolétaire, la première montre bon marché du monde. On peut citer encore l'échappement électrique présenté par le Neuchâtelois Matthias Hipp en 1878 déjà.

Dans leur quête de la précision et de la fiabilité, les horlogers continuent à plancher sur ce thème-clé de l'horlogerie mécanique et à proposer de nouvelles solutions.
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l'échappement
Le coeur de la
montre mécanique
Dernières contributions significatives, l'échappement coaxial de Georges Daniels, le remontoir d'égalité de François-Paul Journe et l'échappement à double impulsion de Ludwig Oechslin.
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l'échappement
Le coeur de la
montre mécanique
En appliquant les instructions pour la navigation 3D apparaissant sous la fenêtre, voyez comment la cheville de plateau - minuscule goupille demi-lune en rubis rouge - vient frapper la fourchette de l'ancre et produire le fameux tic-tac si votre PC dispose de haut-parleurs.
Cliquez sur les signes + et - vous saurez comment votre horloger peut régler votre montre. Ce réglage est très sensible; il est fortement exagéré dans l'animation.
l'affichage
Heures, minutes, secondes:
base de la montre mécanique



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l'affichage
Heures, minutes, secondes:
base de la montre mécanique
L'affichage classique des informations de base données par une montre mécanique, l'affichage analogique, est assuré par trois aiguilles. Deux sont placées au centre, une petite pour les heures et une grande pour les minutes, tandis que celle des secondes occupe traditionnellement un petit compteur situé dans le bas du cadran, à 6 h. On l'appelle alors la petite seconde, par opposition à la grande seconde ou seconde centrale quand cette troisième aiguille est placée au centre.
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l'affichage
Heures, minutes, secondes:
base de la montre mécanique
La rotation des aiguilles est liée au mouvement des différents mobiles situés entre le barillet et l'échappement. La roue de centre, qui est en contact avec le barillet par son pignon, effectue un tour en une heure. Elle porte l'aiguille des minutes par le biais de la chaussée enfilée (comme une chaussette) sur son pignon. Elle est reliée par la roue de petite moyenne à la roue des secondes, elle-même en contact avec la roue d'échappement.
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l'affichage
Heures, minutes, secondes:
base de la montre mécanique
L'aiguille de la roue des secondes effectue généralement cinq sauts par seconde. On l'appelle aussi la trotteuse quand elle est au centre. L'aiguille des heures est actionnée par la minuterie, qui la fait tourner douze fois moins vite. Elle est portée par le canon enfilé lui-même par-dessus la chaussée.

Les premières montres ne possédaient qu'une aiguille, celle des heures. L'aiguille des minutes apparut à la fin du XVIIe siècle grâce à l'Anglais Daniel Quare.
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l'affichage
Heures, minutes, secondes:
base de la montre mécanique
La fabrication et la forme des aiguilles ont évolué au fil du temps, conjuguant la solidité et l'esthétique. Parmi des centaines de modèles, les plus courants aujourd'hui sont ceux de type Bâton, Feuille, Dauphine et Alpha. Pour les pièces classiques ou anciennes, on trouve souvent l'aiguille Breguet ou Poire.

Jadis, la mise à l'heure a pu s'effectuer en poussant les aiguilles avec le doigt, mais très vite est apparu, dès le XVIe siècle, le chevillot portant un carré correspondant à la clé de mise à l'heure.
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l'affichage
Heures, minutes, secondes:
base de la montre mécanique
Elle s'effectue aujourd'hui par la tige de remontoir, grâce à un mécanisme composé de leviers et de ressorts, d'une tirette et d'une bascule. Le rôle de cette dernière, quand on tire la couronne, est d'abaisser le pignon coulant. Celui-ci est mis en contact avec une très petite roue, le renvoi, qui permet de tourner les aiguilles via minuterie, canon et chaussée.

L'ensemble du mécanisme est recouvert par le sautoir (ressort de tirette), dont la forme originale constitue pour un connaisseur l'empreinte digitale d'une famille de mouvements.
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l'affichage
Heures, minutes, secondes:
base de la montre mécanique
Jusque dans les années 1970, la moitié des montres produites en Suisse étaient équipée d'autres mécanismes dits à bascule-ressort (plus anciens et économiques) ou à grande bascule (plus simples).

En trois étapes, un moteur, un cur et un visage, tous les éléments constitutifs de la montre ont été présentés et sont maintenant réunis.

Sur cette base, les horlogers n'ont cessé d'inventer et de développer des mécanismes complémentaires pour perfectionner leur produit.
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l'affichage
Heures, minutes, secondes:
base de la montre mécanique
Ils ont imaginé et proposé des solutions pour assurer son fonctionnement dans les conditions les plus difficiles, augmenter sa précision et offrir d'autres informations, telles que la date, les jours de la semaine ou les lunaisons. Les maîtres horlogers se sont ingéniés à fournir d'autres prestations telles que des sonneries ou la mesure des temps courts.

Voilà ce que nous allons découvrir et passer en revue au fil des animations suivantes.
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l'affichage
Heures, minutes, secondes:
base de la montre mécanique
En appliquant les instructions pour la navigation 3D apparaissant sous la fenêtre, manipulez la montre dans tous les sens et sous toutes ses faces.
Cliquez sur sur certaines pièces pour les enlever afin de mieux voir les mécanismes.
Essayez de mettre la montre à l'heure en cliquant sur la couronne et en glissant la souris vers le haut ou vers le bas.
Ces trois premières animations forment la base à partir de laquelle vont s'ajouter des fonctions supplémentaires et des complications.
remontage automatique
Un mouvement perpétuel



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Eterna
remontage automatique
Un mouvement perpétuel
L'idée d'une montre mécanique qui se remonterait elle-même est ancienne et de nombreuses solutions ont été imaginées et perfectionnées au fil du temps. Le père du remontage automatique est Abraham Louis Perrelet (1729-1826) qui a réalisé en 1770 déjà une montre de poche munie d'un rotor pouvant armer dans les deux sens de rotation le ressort du barillet. Tous les éléments essentiels étaient déjà là, mais ce n'est qu'un siècle et demi plus tard que cette géniale invention allait donner sa pleine mesure quand elle fut appliquée aux montres-bracelets.
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remontage automatique
Un mouvement perpétuel
Entre temps, Abraham Louis Breguet (1747-1823) avait proposé un système de masse oscillante «à secousses» adaptée aux déplacements essentiellement verticaux auxquels étaient soumises les montres de poche.

Quand il la porte au poignet, l'homme agite sa montre en tous sens plusieurs milliers de fois par jour et c'est alors qu'une masse oscillante tournant autour d'un axe, soit un rotor, constitue la solution idéale, à condition de canaliser l'énergie ainsi fournie.
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remontage automatique
Un mouvement perpétuel
L'Anglais John Harwood (1893-1965) déposa en 1925 le premier brevet pour une montre-bracelet à remontage automatique. Il présenta son prototype au fabricant d'ébauches A.Schild à Grange (à l'origine d'Eterna et d'ETA), dont trois marques clientes commercialisèrent cette nouveauté: Fortis, Selza et Blancpain. La masse oscillante était dotée de butées à ressort pour amortir les mouvements trop violents et renvoyer la masse oscillante.
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remontage automatique
Un mouvement perpétuel
En 1931 Rolex revient au rotor de Perrelet avec son mouvement «perpetual». En 1942 Felsa propose un système de rotor opérant dans les deux sens, le «Bidynator». En 1949 Eterna offre une solution qui s'imposera, le rotor sur roulement à billes, qui conjugue solidité, douceur de rotation et absence d'usure.

La montre automatique prendra vraiment son envol dans les années 50 avec le dépôt de centaines de brevets visant à lui apporter de fines et sensibles améliorations.
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remontage automatique
Un mouvement perpétuel
Mido réduit le nombre de composants avec le «Powerwind», tandis que le «Gyromatic» (39 rubis) de Girard-Perregaux limite à trois vis les attaches du module automatique sur le mouvement de base, apportant ainsi une solution modulaire à l'entretien.

Jaeger-LeCoultre et Zodiac réintroduisent la réserve de marche. Dans les années 60 la manufacture de Büren, Universal Genève et Hamilton lanceront le microrotor intégré dans le mouvement.
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remontage automatique
Un mouvement perpétuel
Techniquement, un mouvement automatique est aujourd'hui composé de trois éléments-clés.

1. Le rotor, qui a le poids le plus grand possible pour le plus faible encombrement et qui repose sur un roulement à billes.

2. Le convertisseur, qui assure le remontage du ressort de barillet quel que soit le sens de rotation du rotor.
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remontage automatique
Un mouvement perpétuel
3. Le réducteur, qui transforme la rotation rapide, mais de faible puissance, de la masse oscillante en un mouvement plus lent, mais plus puissant, pour armer le ressort du barillet.

A cela s'ajoute des dispositifs particuliers pour que le mécanisme automatique soit découplé quand on remonte manuellement le mouvement et, par l'intermédiaire d'une bride glissante, qu'il n'exerce pas de surtension lorsque le ressort est entièrement remonté.
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remontage automatique
Un mouvement perpétuel
En appliquant les instructions pour la navigation 3D apparaissant sous la fenêtre, manipulez la montre pour examiner un élément de détail.
cliquez sur le petit personnage pour découvrir comment le mécanisme permet d'utiliser le moindre mouvement du porteur de la montre pour accumuler l'énergie nécessaire à son fonctionnement.
Observez que quel que soit le sens de rotation de la masse oscillante, l'ingénieux système de cliquets provoque la rotation du rochet toujours dans le même sens, soit le remontage de la montre.
anti-choc / étanchéité
n'importe où avec vous



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Panerai
anti-choc / étanchéité
n'importe où avec vous
Les chocs, l'eau et la poussière peuvent être les ennemis mortels des mécanismes intimes de la montre. Le talon d'Achille de la fine mécanique a été longtemps l'ancien cylindre de l'échappement, puis surtout l'axe du balancier, qui se brisait quand une montre de poche tombait. Une fois encore Abraham-Louis Breguet allait apporter la première réponse au problème posé. Il a imaginé un dispositif appelé parachute, soit une pierre-pivot fixée à une lame ressort. Ce premier pare-choc était efficace contre les chocs reçus verticalement dans le sens de l'axe du balancier.
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anti-choc / étanchéité
n'importe où avec vous
Pour les chocs latéraux, c'est le système Incabloc développé par les ingénieurs de La Chaux- de-Fonds Georges Braunschweig et Fritz Marti qui s'imposera dans les années 1930. Mondialement connu et identifiable à sa forme en lyre, il équipera jusqu'à 70% des montres à ancre suisse. Un système concurrent, Parechoc KIF, sera développé à la Vallée de Joux dans les années 1940. Il y en aura d'autres, qui ont disparu depuis lors, tandis que les descendants des systèmes Incabloc (Novodiac) et Parechoc KIF (Duofix et Duobil) dominent toujours le marché des «airbags» de la montre.
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anti-choc / étanchéité
n'importe où avec vous
Dans un usage normal, la poussière, tout autant que l'eau, était un vrai problème pour les montres de poche. La notion d'étanchéité avec les expressions consacrées par les autorités de contrôle suisses, telles que «water resistant», évoque davantage la protection contre les dégats potentiels causés par l'eau. La généralisation de l'usage de la montre bracelet n'y est pas étrangère car portée au poignet, elle entre plus facilement en contact avec l'eau durant les activités quotidiennes, on la garde sur soi pour se laver les main ou prendre une douche.
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anti-choc / étanchéité
n'importe où avec vous
A la fin du 19e siècle sont apparus les premiers joints de protection des endroits sensibles de la montre de poche : le fond, le verre, le remontoir et les poussoirs de mise à l'heure. Pour la montre bracelet, les brevets se multiplieront dès les années 1920, avec des cache-poussières, des doubles boîtes, des tubes de couronne, des fonds et des verres vissés compressant les joints.
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anti-choc / étanchéité
n'importe où avec vous
L'histoire retiendra le nom de Hans Wilsdorf, fondateur de Rolex, et la date de 1926 pour l'apparition de la première montre véritablement étanche, la fameuse Oyster, au nom évocateur. Ce fut le déclic et dans les deux décennies qui suivirent ce ne sont pas moins de 60 fabricants de boîtiers et quelque 200 fabricants de montres suisses qui proposèrent des modèles étanches dans leurs collections.
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anti-choc / étanchéité
n'importe où avec vous
Quelques marques allaient s'en faire une spécialité, apportant des solutions originales. Ainsi Mido et son système «aquadura» qui a remplacé le caoutchouc des joints par du liège naturel. Le liège est mis sous pression et imbibé d'un liquide à la composition gardée secrète. L'avantage de ce liège est qu'il ne durcit pas et, idéalement qu'il ne se déforme jamais comme cela arrive avec les joints habituels.
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anti-choc / étanchéité
n'importe où avec vous
Un autre nom emblématique de l'étanchéité dans l'histoire horlogère est Officine Panerai, restée longtemps dans l'ombre et qui équipait les commandos de plongeurs italiens durant la deuxième guerre mondiale. Elle a développé un système unique de levier comprimant la couronne pour assurer une étanchéité efficace. Son modèle professionnel de plongée étanche à 1000 mètres est doté d'une valve à hélium.
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anti-choc / étanchéité
n'importe où avec vous
Les montres étanches sans indications supplémentaires supportent les usages courants jusqu'à la baignade de courte durée. Elles résistent à une surpression de 30 atmosphères, soit une profondeur de 30 m. En revanche celles qui portent la mention montre de plongée doivent satisfaire à des tests plus poussés, correspondant à une profondeur de 100 m et garantir une lisibilité optimale dans les conditions sous-marines. La vie des plongeurs en dépend.
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anti-choc / étanchéité
n'importe où avec vous
Promenez le pointeur à l'aide de la souris dans l'animation 3D et manipulez la montre selon les instructions pour la navigation 3D apparaissant sous la fenêtre. Chaque fois qu'une petite main apparaît, cliquez et découvrez ! Par exemple:
 enlevez / replacez des éléments du boîtier
 enlevez le fond vissé et cliquez sur le pont de balancier pour isoler l'anti-choc
 cliquez sur le rubis de l'anti-choc pour «secouer» la montre et voir comment l'anti-choc réagit et empêche que l'axe de balancier ne se brise.
du calendrier
à l'Equation du temps



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Breguet
du calendrier
à l'Equation du temps
Afficher l'heure, la minute et la seconde, c'est bien, mais les horlogers n'allaient pas s'en contenter. Ils ont d'abord imaginé et réalisé des mécanismes offrant des calendriers simples indiquant la date, le jour, parfois le numéro d'ordre de la semaine, plus souvent le mois. Dans tous les cas, il fallait intervenir manuellement à la fin des mois de 30 jours, pour compenser le jour manquant, ainsi qu'à fin février pour en passer un ou deux selon que l'année était bissextile ou non.
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du calendrier
à l'Equation du temps
L'affichage des phases de la lune nécessitait aussi une intervention. Quand il est fondé sur une lunaison de 29 jours (au lieu de 29 jours 7 heures 43 minutes et 11 secondes), la correction était nécessaire tous les trois ans. Mais il pouvait aussi s'appuyer, plus rarement, sur une lunaison de 29 jours et demi, ce qui n'imposait plus une intervention que tous les 132 ans.

Au XVIIIe siècle, les calendriers perpétuels ou quantièmes perpétuels (QP) sont apparus, prenant en compte les mois comportant moins de 31 jours, ainsi que les années bissextiles.
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du calendrier
à l'Equation du temps
L'intervention manuelle n'est plus exigée alors que pour les années de changement de siècle non bissextiles. La prochaine fois, ce sera en 2100.

Des horlogers ont étudié l'astronomie de manière approfondie pour restituer en montre de poche, puis en montre-bracelet, la réalité du mouvement des astres et offrir d'autres calendriers (hébraïque ou islamique, par exemple), la date de Pâques et les fêtes mobiles, les marées ou la carte du ciel pour un point donné de la planète.
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du calendrier
à l'Equation du temps
Ils se sont intéressés aussi à la relation fluctuante que l'on peut observer entre le temps sidéral et le temps civil, différence qui porte le nom d'Equation du Temps.

On doit une fois encore à A.-Louis Breguet la mise au point d'une pendulette affichant cette donnée subtile, qu'il a offerte en 1793 à son ami astronome et mathématicien Pierre Simon, marquis Laplace, auteur d'une description scientifique du phénomène.
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du calendrier
à l'Equation du temps
Un jour solaire, c'est le temps qui s'écoule très précisément entre deux passages du soleil au zénith. Si sa durée moyenne, tout au long de l'année, est conventionnellement de 24 heures, elle oscille dans la réalité entre 24 heures 00 minute 30 secondes et 23 h 59 m 40s.

D'un jour à l'autre il n'y a que quelques secondes de variation (jusqu'à 30 secondes aux alentours de Noël, quand même), mais toutes ces variations se cumulent.
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du calendrier
à l'Equation du temps
Ces variations produisent en fait un décalage entre le midi solaire et le midi conventionnel de +14 minutes (le 12 février) et de -16 minutes (le 3 novembre).

Cette différence est due au parcours elliptique de la terre autour du soleil, avec les variations de vitesse qui l'accompagnent. Au cours de l'année, cet écart croit et décroît avec une alternance de périodes d'avance et de retard, tandis que quatre fois par an l'heure moyenne correspond exactement à l'heure sidérale: les 16 avril, 15 juin, 2 septembre et 26 décembre.
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du calendrier
à l'Equation du temps
L'invention de A.-Louis Breguet a été perfectionnée pour que l'Equation du Temps soit perpétuelle.

On la retrouve dans les montres de poche astronomique les plus prestigieuses. Le plus difficile sera de déterminer la forme adéquate de la came sur laquelle repose l'affichage. Celui-ci est réalisé soit par une deuxième aiguille des minutes, comme dans la Star Caliber de Patek, soit par une aiguille indiquant dans un secteur à part la variation de l'écart.
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du calendrier
à l'Equation du temps
C'est cette dernière solution qui a été retenue par la marque Breguet pour la réalisation en 1991 de la première montre-bracelet à Equation du temps.
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du calendrier
à l'Equation du temps
Promenez le pointeur à l'aide de la souris dans l'animation 3D et manipulez la montre selon les instructions qui apparaissant sous la fenêtre.
 cliquez sur certaines pièces pour les enlever afin de mieux voir les mécanismes.
 Cliquez sur les signes et pour choisir une date, puis sur GO; le cadran indiquera la différence entre le midi solaire (midi vrai) et le midi conventionnel (de la montre) à la date choisie, soit l'Equation du temps.
Observer la came de forme très particulière qui permet d'afficher cette valeur.
le chronographe
Un chef-d'oeuvre
de micromécanique



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Girard-Perregaux


le chronographe
Un chef-d'oeuvre
de micromécanique
Le premier chronographe, dont les principes de base (départ, stop, retour à zéro) n'ont pas changés depuis lors, a été mis au point en 1862 par un horloger de la Vallée de Joux, Adolphe Nicole. Avant lui, on peut remonter jusqu'en 1777 avec le premier mécanisme additionnel de chronométrage proposé par Jean-Moïse Pouzait, de Genève, sous la forme d'une seconde indépendante avançant par sauts d'une seconde.
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le chronographe
Un chef-d'oeuvre
de micromécanique
En 1868, Auguste Baud a construit le premier chronographe dont le mécanisme n'était plus disposé sous le cadran mais du côté du fond du boîtier, c'est-à-dire côté ponts. Les compteurs de sport ou professionnels, qui n'indiquent que les cinquièmes de seconde et les minutes à chronométrer, existent eux depuis 1878.

L'imagination et la créativité des horlogers, le perfectionnement et l'originalité des mouvements chronographes ont donné lieu à une quantité d'inventions.
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le chronographe
Un chef-d'oeuvre
de micromécanique
Pas moins de 369 brevets ont été déposés en Suisse entre 1880 et la fin de la deuxième guerre mondiale.

La révolution la plus importante date de 1937 quand l'entreprise de la Vallée de Joux Dubois Dépraz a mis au point un système sans roue à colonnes. Permettant un abaissement important du prix de revient, cette simplification de la fabrication connut un immense succès.
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le chronographe
Un chef-d'oeuvre
de micromécanique
Pas moins de 369 brevets ont été déposés en Suisse entre 1880 et la fin de la deuxième guerre mondiale.

Fondé sur un mouvement de base Ebauches SA (aujourd'hui ETA), avec mécanisme Dépraz ou Aubert, ce calibre chronographe fut proposé avec un cadran doté d'une graduation tachymétrique pour mesurer les vitesses et une graduation télémétrique pour mesurer les distances.
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le chronographe
Un chef-d'oeuvre
de micromécanique
Il avait tous les atouts : il fut produit à plus de 3,5 millions d'exemplaires, chiffre considérable pour un chrono mécanique de l'époque. On en retrouve encore aujourd'hui des exemplaires sous la simple marque «chronographe suisse».

Force centrale du mécanisme chronographe, la roue des petites secondes porte côté cadran l'aiguille des petites secondes et côté mouvement une roue similaire en prise constante avec la roue d'embrayage, laquelle fait démarrer ou interrompt le mouvement de la roue de centre chrono.
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le chronographe
Un chef-d'oeuvre
de micromécanique
Cette trotteuse centrale découpe le temps en cinquièmes de seconde alors que dans la cas du quartz l'aiguille centrale décompte par sauts d'une seconde : elle ne trotte plus, elle avance pas à pas. Pour l'affichage la plupart des cadrans proposent aujourd'hui un compteur des minutes et un compteur de douze heures. Parfois ce dernier est remplacé par un compteur de six heures ou de trois heures offrant une meilleure lisibilité.
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le chronographe
Un chef-d'oeuvre
de micromécanique
Comment tourne le compteur minutes? La roue de centre chrono est équipée d'un doigt en laiton. A chaque révolution d'une minute ce doigt entraîne une roue de baladeur (en sens inverse), qui elle-même entraîne la roue de compteur minutes. Sans cet engrenage, son aiguille tournerait à l'envers sur le cadran. Pourquoi baladeur ? Parce qu'elle doit être souple pour ne pas entraver la remise à zéro de la trotteuse et du compteur minutes. Cette remise à zéro est assurée par les deux branches du marteau retombant sur les deux cames en forme de cur qui équipent les deux roues.
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le chronographe
Un chef-d'oeuvre
de micromécanique
La manufacture chaux-de-fonnière Girard-Perregaux s'est distinguée en lançant en 1999 le premier chronographe automatique bracelet avec seconde foudroyante (soit une aiguille supplémentaire qui effectue un tour complet en une seconde, permettant d'indiquer le huitième de seconde avec précision). Moins connues du grand public, des entreprises comme Dubois Dépraz, Valjoux, Kelek et Lemania ont régulièrement fourni des modules chronographes aux plus grandes marques, des mécanismes à cames pour la plupart remplaçant la roue à colonne.
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le chronographe
Un chef-d'oeuvre
de micromécanique
Celle-ci n'a pas complètement disparu pour autant, mais elle est réservée aux modèles haut de gamme, que chaque marque aime à proposer. On la retrouve chez Breguet, Girard Perregaux, IWC, Jaeger-LeCoultre, Patek et quelques autres.
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le chronographe
Un chef-d'oeuvre
de micromécanique
Promenez le pointeur à l'aide de la souris dans l'animation 3D et manipulez la montre selon les instructions qui apparaissant sous la fenêtre.
 Cliquez sur les pièces pour les assembler dans l'ordre (la roue à colonne en premier) !
 Une fois le mécanisme assemblé, cliquez sur le cadran pour voir les différents éléments.
 Cliquez sur les poussoirs ou sur START, STOP et RESET pour voir comment s'enchaînent les différentes phases de mesure du temps. Celles-ci sont considérablement ralenties par rapport à la réalité.
le tourbillon
maîtrise et dextérité



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Patek Philippe
le tourbillon
maîtrise et dextérité
Le tourbillon est né très officiellement le 7 Messidor de l'An 9 du calendrier républicain, soit le 26 juin 1801, date de l'octroi du brevet d'invention délivré par le ministre de l'intérieur français pour un nouveau type de régulateur, baptisé tourbillon par son inventeur Abraham-Louis Breguet.
Le brillant horloger neuchâtelois établi à Paris avait sollicité trois mois plus tôt un brevet de construction d'une durée de dix ans pour un mécanisme devant compenser les effets perturbateurs de l'attraction terrestre sur le bon fonctionnement des montres de poche.
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le tourbillon
maîtrise et dextérité
L'idée de génie était de placer l'organe réglant (balancier et spiral) et l'échappement dans une cage métallique tournant sur elle-même. A raison d'un tour complet par minute, ce dispositif annulait ainsi les écarts de marche liés à la position verticale de la montre.

Considéré depuis lors comme une prouesse technique attestant la maîtrise et la dextérité d'un artisan, le tourbillon a inspiré les meilleurs horlogers du XIXe et du XXe siècle, parmi lesquels Frederic Houriet, Louis-Urban Jürgensen, James Pellaton ou Constant Girard.
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le tourbillon
maîtrise et dextérité
Une mention particulière au Loclois Fritz Charrue-Charrue qui présenta en 1945, après six ans de travaux, le plus petit tourbillon jamais réalisé : sa cage ne dépassait pas 8 mm de diamètre, tandis que l'ancre en acier mesurait 2,5 mm de long.

Le tourbillon peut être associé à différents types d'échappement, tel que celui à détente souvent utilisé dans les montres de poche. C'est cependant l'échappement à ancre qui allait s'imposer avec le tourbillon.
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le tourbillon
maîtrise et dextérité
Patek Philippe a donné le signal dès le début des années 1950. Ses calibres fondés sur la paire tourbillon-échappement à ancre s'illustrèrent dans les grands concours de chronomètres des années 50 et 60.

Durant cette période, l'on songea beaucoup à équiper les montres-bracelets d'un tourbillon, davantage pour la performance technique d'ailleurs que pour son utilité réelle, car la montre portée au poignet n'est pas figée en position verticale.
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le tourbillon
maîtrise et dextérité
Des pièces expérimentales virent le jour, mais il fallut attendre 1986 pour qu'Audemars-Piguet, avec la complicité créatrice d'André Beyner et de Maurice Grimm, lance la première montre-bracelet automatique équipée en série d'un tourbillon. Ce modèle était très mince et faisait la démonstration que le recours aux machines à commande numérique et à l'électroérosion n'était pas incompatible avec l'exercice de l'art horloger à son plus haut niveau. Cela signifiait cependant, et ce fut un tournant, la fin du monopole de la main des seuls grands horlogers en cette matière.
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le tourbillon
maîtrise et dextérité
On a pu observer un fort engouement pour le tourbillon dans les années 1990. Il réapparut dans les collections des plus grandes marques, comme Girard-Perregaux qui miniaturisa pour le poignet son Tourbillon sous trois ponts d'or, ce qui ne fut pas une mince affaire. Mais il apparut aussi dans les catalogues de plus modestes labels, fournis le plus souvent par des ateliers de la Vallée de Joux. Ces derniers ont tendance aujourd'hui à fermer quelque peu le robinet pour éviter la banalisation d'un mécanisme qui fut longtemps synonyme d'excellence horlogère. Cela se mérite.
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le tourbillon
maîtrise et dextérité
Promenez le pointeur à l'aide de la souris dans l'animation 3D et manipulez la montre selon les instructions qui apparaissant sous la fenêtre. En promenant la souris sur les pièces, découvrez leur appellation.
 Cliquez sur le pont de tourbillon pour isoler le mécanisme et en observer les détails
 Cliquez sur la cage inférieure pour désassembler les pièces et les observer ainsi une à une.
la répétition minutes
une poésie mécanique

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Patek Philippe
la répétition minutes
une poésie mécanique
Les premières montres dotées d'une sonnerie pour indiquer l'heure sont apparues à la fin du XVe siècle déjà. Au XVIIe et au XVIIIe siècle, les horlogers anglais Edouard Barlow, Daniel Quare, Thomas Tompion et Thomas Mudge contribuèrent au développement de mécanismes permettant de donner l'heure à la demande. Abraham-Louis Breguet imaginait un timbre sous la forme d'une lame en acier, invention développée par François Crespe. Ce dispositif avait l'immense avantage de prendre peu de place tout en offrant une sonorité appréciable.
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la répétition minutes
une poésie mécanique
Le grand intérêt manifesté pour les montres donnant l'heure de manière acoustique s'expliquait aisément alors qu'on s'éclairait à la chandelle: c'était le moyen le plus commode de «lire» l'heure la nuit. Quand cet argument pratique n'eut plus sa raison d'être, les horlogers continuèrent à réaliser, au XIXe et au XXe siècle, des montres de poche dotées de sonneries à répétition. La clientèle amoureuse des grandes complications était toujours séduite par une des expressions les plus abouties de l'art horloger.
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la répétition minutes
une poésie mécanique
Il restait à mettre au poignet les répétitions minutes. Les mouvements utilisés à cette fin furent d'abord ceux destinés à des montres-pendentifs pour dames. Il s'agissait de trouver des calibres plus petits que ceux des montres de poche mais suffisamment grands tout de même pour assurer une bonne sonorité. Audemars-Piguet réalise en 1892 la première montre-bracelet avec une répétition à minutes. Parmi quelques fabricants, LeCoultre fournissait avant le tournant du siècle des ébauches de mouvements très sophistiqués utilisables pour des montres-bracelets.
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la répétition minutes
une poésie mécanique
Chez Patek Philippe, la première montre-bracelet compliquée connue est une répétition à cinq minutes pour dame, exemplaire unique datant de 1915.
La production de montres à répétition est demeurée confidentielle. Ainsi la marque genevoise en a produit une quarantaine entre 1925 et 1942, pas plus. Il fallut attendre un demi-siècle et le renouveau de l'horlogerie mécanique après les années quartz pour que des montres à sonnerie fassent à nouveau l'actualité. Le pari de la miniaturisation était lancé avec des prouesses techniques à la clé.
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la répétition minutes
une poésie mécanique
En 1992, Philippe Dufour faisait sensation à Bâle en présentant la première montre-bracelet offrant une Grande et Petite Sonnerie. En 1998, Audemars-Piguet réalisait une répétition à minutes carillon pour dames de 22,3 mm de diamètre. En 2000, Girard-Perregaux optenait le Prix spécial du Jury de la Montre de l'Année de Montres Passion - Uhrenwelt pour sa montre-bracelet Opera One, un modèle tourbillon automatique avec carillon Westminster.
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la répétition minutes
une poésie mécanique
Une montre à répétition est immédiatement identifiable par la présence du levier d'armement ou d'un poussoir sur le boîtier. Il faut distinguer différents types de sonneries. La répétition à minutes, appelée de manière raccourcie répétition minutes, offre la précision de la minute par la succession de trois série de sons combinant deux timbres.

Le plus grave décompte le nombre d'heures, puis un double son aigu-grave donne les quarts, enfin les aigus cristallins indiquent le nombre de minutes écoulées depuis le dernier quart.
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la répétition minutes
une poésie mécanique
C'est ainsi qu'on entendra successivement à 11 h 58 onze sons graves, puis trois double sons aigu-grave et enfin treize notes claires.

La répétition à quarts se contente d'égrener à la demande les heures et les quarts, tandis que les répétitions à cinq minutes donnent les heures, les cinq minutes supplémentaires. Il existe aussi, plus rarement, des répétitions à demi-quarts, qui sonnent les heures et les quarts, sur deux timbres, avec une note supplémentaire sur un seul timbre si la moitié du quart suivant est déjà écoulé.
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la répétition minutes
une poésie mécanique
Une Grande sonnerie sonne automatiquement en passant les heures et les quarts et offre à la demande la sonnerie complète à la minute près. On connaît aussi la Petite sonnerie, la différence entre les deux étant que la grande répète les heures à chaque quart, ce que ne fait pas la petite. Toutes ces sonneries sont munies d'un verrou et peuvent évidemment demeurer silencieuses si on le désire.
Les sonneries dites à carillon donnent les quarts sur trois timbres. Le carillon Westminster, plus rare encore, interprète sur quatre timbres la mélodie de l'horloge du Parlement de Londres.
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la répétition minutes
une poésie mécanique
Jusqu'à l'entrée dans le XXIe siècle les carillons des montres de poche ne reproduisaient pas de manière absolument fidèle le fameux air de Haendel, ne parvenant pas à répéter la même note dans une séquence. Parmi les six innovations majeures offertes par la fameuse montre de poche Star Caliber 2000 de Patek Philippe, un carillon Westminster résout techniquement ce problème et fait l'objet d'un brevet.
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la répétition minutes
une poésie mécanique
Promenez le pointeur à l'aide de la souris dans l'animation 3D et manipulez la montre selon les instructions qui apparaissant sous la fenêtre. En promenant la souris sur les pièces, découvrez leur appellation.
 Cliquez sur l'icône des heures pour faire sonner le mécanisme à l'heure de votre PC.
 Cliquez sur    pour choisir une animation.
 Retourner la pièce du côté des marteaux et isolez le mécanisme!
réserve de marche /
dynamographe
tenir le temps en réserve



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Audemars Piguet
réserve de marche /
dynamographe
tenir le temps en réserve
L'indication de la réserve de marche connaît une grande vogue depuis quelques décennies, animant les cadrans de nombreux modèles. Elle donne une information utile sur l'armement du ressort de barillet, donc sur l'autonomie résiduelle du mouvement, qu'il soit à remontage manuel ou automatique.

Le principe de cette mesure est ancien, connu et relativement simple. On retrouve une fois de plus le génial et inévitable Breguet.
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réserve de marche /
dynamographe
tenir le temps en réserve
A la fin du XVIIIe siècle, il réalisait des montres avec indicateurs d'armage du ressort de barillet et d'armage du ressort de sonnerie dans le cas des montres à répétition minutes.
Le principe de cet indicateur est assez simple. Une aiguille balayant un secteur rend compte du nombre de tours effectués par le ressort de barillet qui se dévide. Classiquement, on compte six à neuf tours pour que le ressort de 20 à 60 cm soit complètement tendu, tandis qu'il se déroule au rythme de quatre à six tours par jour. Il faut donc, selon les modèles, entre 24 et 72 heures pour que le barillet soit entièrement désarmé.
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réserve de marche /
dynamographe
tenir le temps en réserve
Au sens strict, la réserve de marche est la durée de fonctionnement que le mouvement peut offrir en plus des 24 heures normalement assurées par une montre-bracelet (ou 7 jours pour une horloge). Pratiquement c'est la durée totale qui est habituellement prise en compte et l'aiguille signale la diminution de la tension du ressort jusqu'à zéro.

Connaître le temps restant avant le déroulement complet du ressort de barillet est une chose. La réserve de marche ne dit cependant rien de la qualité du remontage.
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réserve de marche /
dynamographe
tenir le temps en réserve
Or une montre ne fonctionne pas avec la même précision quand le ressort se détend. Cette précision dépend du couple fourni par le ressort, le couple étant l'expression de deux forces mécaniques.

Le ressort ne dispense pas l'énergie de manière linéaire. Elle est forte au départ, quand le ressort est tendu au maximum. Il y a ensuite un palier, ou un pente douce, plage idéale couvrant une bonne partie du déroulement du ressort. A un certain moment, l'énergie chute rapidement.
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réserve de marche /
dynamographe
tenir le temps en réserve
Elle demeure suffisante pour que le mouvement poursuive sa marche, mais la précision en souffre ou peut en souffrir.
Quand faut-il remonter sa montre pour en garantir un fonctionnement idéal ? La réponse a été apportée par Audemars Piguet. La manufacture du Brassus a développé le dynamographe, qui mesure la tension du barillet et commande le déplacement d'une aiguille indiquant en temps réel l'état de tension du ressort. Quand l'aiguille quitte la zone de tension idéale, la précision n'est plus assurée et il est temps d'armer à nouveau le ressort.
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réserve de marche /
dynamographe
tenir le temps en réserve
Promenez le pointeur à l'aide de la souris dans l'animation 3D et manipulez la montre selon les instructions qui apparaissant sous la fenêtre. En promenant la souris sur les pièces, découvrez leur appellation.
 Cliquez sur les indicateurs pour éclater le mécanisme et en observer les détails.
 Cliquez sur les heures de réserve de marche et observer la position des indicateurs en fonction de la réserve.
affichages rétrogrades
un ballet d'aiguilles
à votre poignet



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Harry Winston
Rare Timepieces
affichages rétrogrades
un ballet d'aiguilles
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Abraham-Louis Breguet, encore lui, a pratiqué en 1794 déjà l'indicateur rétrograde tant pour le quantième que pour l'équation du temps, par exemple. A l'époque, il s'agissait d'un mécanisme à crémaillère sectorielle classique avec cliquets, roue de retour, etc.

Le 12 janvier 1892 un horloger de Genève, E.Koehn, présente son brevet suisse 4746, des dispositifs à deux crémaillères sectorielles de type rétro-indicateur pour aiguille de seconde revenant à zéro, mais ici à la demande: il s'agit d'un «rétro» doublé d'un chronographe simplifié.
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affichages rétrogrades
un ballet d'aiguilles
à votre poignet
Après avoir été longtemps délaissé, sauf par quelques maîtres horlogers, l'affichage rétrograde réapparaît au début des années 1970 sur une montre de poche moderne double face, une normale et une rétro, sous l'impulsion du Dr A. Benz, de Comor SA à La Chaux-de-Fonds, connu des collectionneurs du monde entier pour ses restaurations et rééditions d'anciennes pièces.
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affichages rétrogrades
un ballet d'aiguilles
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Parallèlement, Dubois Dépraz, à la Vallée de Joux, développe deux modules à crémaillère et rochet à butée partiellement denté, fondé sur le système classique mais développé spécifiquement pour les montres-bracelets. La première à en être équipée sera la fameuse Sectora de Jean d'Eve, à La Chaux-de-Fonds. Une pièce Lip dotée du même mécanisme apparaîtra peu avant la fin de l'entreprise de Besançon. Wittnauer à Genève, l'utilisera aussi.
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affichages rétrogrades
un ballet d'aiguilles
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Depuis lors, maints développements ont vu le jour, plusieurs marques enrichissant leurs collections de modèles offrant des indicateurs rétrogrades pour les quantièmes, pour les minutes, en association avec des heures sautantes. Harry Winston allait s'en faire une spécialité dès 1989 avec un quantième perpétuel bi-rétrograde développé avec les horlogers Roger Dubuis et Jean-Marc Widerrecht, à Genève.
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affichages rétrogrades
un ballet d'aiguilles
à votre poignet
Cette marque proposa ensuite, sur la base de mouvements manufactures de Girard Perregaux, plusieurs systèmes d'affichage rétrograde des secondes dans diverses combinaisons, soit avec la date, soit plus récemment dans deux secteurs distincts, l'un allant de 0 à 30 secondes, l'autre de 30 à 60 secondes, à chaque fois avec retour instantané au point de départ.
Des réalisations de Franck Muller, Roger Dubuis encore ou Gérald Genta, pour ne citer que les plus spectaculaires, ont également illustré l'intérêt marqué à la fin du XXe siècle pour les mécanismes rétrogrades.
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affichages rétrogrades
un ballet d'aiguilles
à votre poignet
Et cet engouement ne faiblit pas avec le changement de millénaire L'animation des cadrans et leur originalité compensent largement aux yeux des amateurs une lecture du temps moins confortables parfois et plus cérébrales que l'affichage classique.

On relèvera enfin que la Sky Moon Tourbillon, montre-bracelet particulièrement compliquée lancée en 2001 par Patek Philippe, comporte également un mécanisme rétrograde du quantième, sans crémaillère et inédit.
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affichages rétrogrades
un ballet d'aiguilles
à votre poignet
Promenez le pointeur à l'aide de la souris dans l'animation 3D et manipulez la montre selon les instructions qui apparaissant sous la fenêtre. En promenant la souris sur les pièces, découvrez leur appellation.
 cliquez sur le cadran pour observer le mécanisme.
 retournez la montre et cliquez sur la platine pour observer le mécanisme.
 cliquez sur la bascule de correcteur pour observer le mécanisme rétrograde de changement des jours de semaine.
réveil au poignet
le chant du grillon

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Vulcain
réveil au poignet
le chant du grillon
En 1601 déjà, le règlement de la corporation des horlogers de Genève imposait comme travail de maîtrise «une montre avec réveil à porter au cou». Ainsi, avant même que les horloges ne connaissent l'aiguille des minutes, elles pouvaient être équipées d'un mécanisme de réveil (reportez-vous à la troisième animation "l'affichage" pour connaître la date d'apparition de l'aiguille des minutes).

Du XVe au XXe siècle, le principe de base de la mécanique horlogère n'a pratiquement pas changé.
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réveil au poignet
le chant du grillon
Il a simplement été adapté aux formes et aux dimensions des horloges, des pendulettes, des réveils matin et des montres de poche.

Le passage à la montre-bracelet fut une autre affaire pour des raisons, on s'en doute, de sonorité. Une chose est de déclencher une sonnerie à l'heure voulue, c'en est une autre d'offrir une sonnerie qui ne soit pas étouffée par le poignet, mais qui soit suffisamment audible pour tirer de son sommeil profond le propriétaire d'une montre-bracelet mécanique.
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réveil au poignet
le chant du grillon
Le premier véritable réveil bracelet fut présenté par Eterna à l'Exposition nationale de Berne en 1914. Le brevet avait été déposé par l'entreprise de Granges en 1908 et avait conduit dans un premier temps à une réalisation en montre de poche. La version bracelet arriva sur le marché pendant la première guerre mondiale et fit ses preuves dans les tranchées. Elle fut exploitée jusqu'en 1946.
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réveil au poignet
le chant du grillon
Dès le début des années 1940 Robert Ditisheim, ingénieur et directeur de Vulcain à la Chaux-de-Fonds, mettait ses compétences en métallurgie et en acoustique au service d'un vrai challenge: la mise au point d'un mécanisme de dimension normale, logé dans un boîtier étanche et doté d'un niveau sonore élevé. Il construisit de nombreux prototypes sans obtenir satisfaction, jusqu'à ce que le scientifique français Paul Langevin lui suggère de s'inspirer d'un insecte de petite taille aux performances acoustiques indéniables, le grillon.
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réveil au poignet
le chant du grillon
La bionique - l'observation de la nature à des fins techniques - allait ainsi faire une entrée spectaculaire dans l'horlogerie sous la forme d'une membrane acoustique en acier tendu portant un plot contre lequel un marteau venait frapper pour la faire vibrer. Cette membrane était logée dans un double fond lui servant de caisse de résonance, l'ensemble conservant des dimensions raisonnables.
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réveil au poignet
le chant du grillon
Hommage naturel à son inspirateur, le modèle lancé par Vulcain en 1947 fut baptisé «Cricket» et allait connaître un succès commercial jamais démenti, à l'enseigne de sa marque d'origine, puis de Revue Thommen, avant de retrouver Vulcain en 2002.
Les deux brevets de base de Vulcain stimulèrent l'horlogerie suisse. De nombreuses marques revisitèrent leurs calibres réveil: Lémania (L'Orient), Jaeger-LeCoultre (Le sentier), Girard-Perregaux (La Chaux-de-fonds), Langendorf Watch (Bienne), Pierce (Bienne) ou Cyma (Tavannes).
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réveil au poignet
le chant du grillon
Ebauches SA (aujourd'hui ETA) ne demeura pas en reste et proposa aux établisseurs suisses deux types de mouvements: «Alertic» de A. Schild SA (Granges) et le fameux «Venus» (Moutier). Une mention particulière à Jaeger-LeCoultre, dont le modèle Memovox est un classique du genre et qui lança en 1956 la première montre bracelet réveil automatique.
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réveil au poignet
le chant du grillon
Promenez la souris dans l'animation 3D et manipulez le mécanisme selon les instructions qui apparaissent sous la fenêtre. En passant la souris sur les pièces, découvrez leur appellation. Cliquez sur certaines pièces pour les faire disparaître et découvrir les mécanismes.
      Puis, dans l'ordre suivant:
1. cliquez sur le poussoir pour ajuster l'heure de réveil.
2. cliquez sur la couronne pour remonter le réveil.
3. cliquez sur l'icône pour déclencher la sonnerie.